{"id":12272,"date":"2025-10-04T07:00:51","date_gmt":"2025-10-04T07:00:51","guid":{"rendered":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/?p=12272"},"modified":"2025-10-03T14:45:40","modified_gmt":"2025-10-03T14:45:40","slug":"cryptos-eco-responsables-font-vraiment-difference","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/cryptos-eco-responsables-font-vraiment-difference\/","title":{"rendered":"Les cryptos \u00e9co-responsables font-elles vraiment la diff\u00e9rence ?"},"content":{"rendered":"

Qu\u2019est-ce qu\u2019une crypto verte\u00a0? <\/strong><\/h2>\n

Les cryptomonnaies dites \u00e9co-responsables promettent une technologie plus propre, plus l\u00e9g\u00e8re, plus acceptable. Mais ont-elles r\u00e9ellement un impact positif\u00a0?<\/p>\n

Ou servent-elles surtout d\u2019argument marketing<\/strong> pour rassurer les investisseurs soucieux de leur image ? Si oui, on assisterait donc \u00e0 un v\u00e9ritable cas de greenwashing<\/a>.<\/p>\n

Prenons un exemple. Ethereum<\/a> a vant\u00e9 son passage au m\u00e9canisme de \u00ab Proof-of-Stake \u00bb<\/strong>, qui lui aurait permis de r\u00e9duire sa consommation \u00e9nerg\u00e9tique de 99 %. La blockchain n’est pas la seule \u00e0 l’utiliser. Les r\u00e9seaux Solana, Cardano et Tezos exploitent \u00e9galement ce m\u00e9canisme.<\/p>\n

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\u00c0 l\u2019inverse, Bitcoin<\/a> fonctionne toujours selon le mod\u00e8le \u00ab Proof-of-Work \u00bb. Ce dernier n\u00e9cessite une puissance de calcul \u00e9norme.<\/p>\n

Rapidement, Ethereum a pr\u00e9sent\u00e9 cette avanc\u00e9e comme une solution au probl\u00e8me \u00e9nerg\u00e9tique des blockchains. \u00c0 premi\u00e8re vue, on pourrait presque croire que la question est tranch\u00e9e : les nouvelles cryptos seraient vertueuses<\/strong>, l\u2019ancienne garde polluante.<\/p>\n

Sauf que la r\u00e9alit\u00e9 est un peu moins simple. R\u00e9sumer l\u2019impact environnemental d\u2019une technologie \u00e0 sa seule consommation \u00e9nerg\u00e9tique n’est pas repr\u00e9sentatif.<\/p>\n

Les blockchains, qu\u2019elles soient \u00ab propres \u00bb ou non, s\u2019appuient toutes sur des machines, des serveurs, des infrastructures qui doivent \u00eatre fabriqu\u00e9s, aliment\u00e9s et entretenus. Et toutes ne fonctionnent pas dans les m\u00eames conditions.<\/p>\n

Un r\u00e9seau peut consommer beaucoup d\u2019\u00e9nergie tout en n\u2019utilisant que des surplus renouvelables<\/strong>, l\u00e0 o\u00f9 un autre affichera une faible consommation mais reposera sur des serveurs h\u00e9berg\u00e9s dans des data centers aliment\u00e9s au charbon.<\/p>\n

Le label \u00e9co-responsable devient vite flou<\/strong> quand on regarde les choses de pr\u00e8s.<\/p>\n

L\u2019utilit\u00e9 avant tout <\/strong><\/h2>\n

Il faut aussi se demander si une crypto doit forc\u00e9ment \u00eatre neutre en carbone pour \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme l\u00e9gitime<\/strong>. Internet consomme \u00e9norm\u00e9ment d\u2019\u00e9nergie, les data centers<\/a> \u00e9galement, mais personne ne songe s\u00e9rieusement \u00e0 les supprimer. Pourquoi ? Parce que leur utilit\u00e9 est \u00e9vidente.<\/p>\n

Le vrai d\u00e9bat se situe probablement l\u00e0. Une blockchain ne devrait pas uniquement \u00eatre jug\u00e9e sur la quantit\u00e9 d’\u00e9nergie qu’elle consomme, mais plut\u00f4t sur les b\u00e9n\u00e9fices<\/strong> que cette \u00e9nergie rend in fine au secteur.<\/p>\n

En effet, certaines blockchains ont une grande utilit\u00e9<\/strong>. Elles servent \u00e0 s\u00e9curiser des milliards de dollars, \u00e0 permettre des transactions internationales sans interm\u00e9diaire, ou encore \u00e0 cr\u00e9er de nouveaux mod\u00e8les de gouvernance.<\/p>\n

D\u2019autres ne sont l\u00e0 que pour h\u00e9berger des sp\u00e9culations sans valeur r\u00e9elle.<\/p>\n

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Cela ne veut pas dire que la question \u00e9cologique est secondaire. Au contraire, elle est indispensable. Mais l\u2019\u00e9cologie ne doit pas devenir un simple argument publicitaire<\/strong>.<\/p>\n

Certaines cryptos se contentent de se d\u00e9clarer vertes sans rien prouver, tandis que d\u2019autres travaillent r\u00e9ellement \u00e0 relier la blockchain \u00e0 des probl\u00e9matiques environnementales concr\u00e8tes.<\/p>\n

Certains projets tokenisent par exemple des cr\u00e9dits carbone pour rendre leur tra\u00e7abilit\u00e9 plus transparente<\/strong>. D\u2019autres r\u00e9compensent les utilisateurs non pas pour miner des blocs mais pour fournir des services utiles, comme de la connectivit\u00e9 ou du stockage.<\/p>\n

En fin de compte, les cryptos \u00e9co-responsables ne sont ni toutes miraculeuses ni toutes hypocrites. Certaines font r\u00e9ellement avancer les choses, d\u2019autres surfent sur une tendance.<\/p>\n

La question n\u2019est peut-\u00eatre pas de savoir lesquelles polluent le moins, mais lesquelles m\u00e9ritent qu\u2019on leur accorde de l\u2019\u00e9nergie<\/strong>. Une technologie peut consommer, tant qu\u2019elle construit quelque chose. C\u2019est probablement ce crit\u00e8re-l\u00e0 qui finira par faire la diff\u00e9rence.<\/p>\n


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