{"id":15015,"date":"2025-10-29T14:00:34","date_gmt":"2025-10-29T14:00:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/?p=15015"},"modified":"2025-10-29T12:57:51","modified_gmt":"2025-10-29T12:57:51","slug":"asic-australie-regulation-crypto","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/asic-australie-regulation-crypto\/","title":{"rendered":"Sous l\u2019\u0153il attentif de l\u2019ASIC, l\u2019Australie durcit la r\u00e9gulation crypto"},"content":{"rendered":"

Une r\u00e9gulation qui s\u2019\u00e9largit \u00e0 toute la galaxie crypto<\/h2>\n

Le r\u00e9gulateur ASIC<\/a><\/strong> a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9largir son champ d\u2019action en mettant \u00e0 jour sa fameuse fiche Info Sheet 225<\/a><\/strong>. Le terme \u00ab crypto-assets \u00bb dispara\u00eet au profit d\u2019un mot plus large : \u00ab digital assets \u00bb<\/strong>.<\/p>\n

En clair, cela englobe tout : les tokens classiques, les stablecoins, les actifs \u00ab wrapp\u00e9s \u00bb et m\u00eame les produits tokenis\u00e9s. Bref, plus aucun coin ou projet ne passe entre les mailles du filet.<\/p>\n

\"ASIC<\/p>\n

Et ce n\u2019est pas tout. L’autorit\u00e9 locale a ajout\u00e9 5 nouveaux<\/strong> aux sc\u00e9narios d\u2019application de la loi, portant le total \u00e0 18 exemples<\/strong>. On y retrouve le staking, la garde d\u2019actifs num\u00e9riques, ou encore les jetons \u00e9mis par des plateformes.<\/p>\n

M\u00eame les entreprises bas\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9tranger<\/strong> sont concern\u00e9es si elles touchent le public australien. Autrement dit : fini les zones grises.<\/p>\n

C\u00f4t\u00e9 exigences, la barre est haute<\/strong>. Les plateformes qui gardent des actifs pour le compte de clients devront d\u00e9sormais disposer d\u2019un capital tangible net d\u2019au moins 10 millions de dollars<\/strong> australiens. L\u2019ASIC veut \u00e9viter les faillites en cha\u00eene et prot\u00e9ger les investisseurs particuliers, souvent les plus expos\u00e9s quand tout s\u2019effondre.<\/p>\n

D\u2019ailleurs, cette mise \u00e0 jour<\/strong> s\u2019inscrit dans une tendance plus large de surveillance accrue. Les crypto ATM<\/a><\/strong> en Australie font, eux aussi, l\u2019objet de contr\u00f4les<\/strong> renforc\u00e9s par les autorit\u00e9s.<\/p>\n

L\u2019industrie crypto dit oui\u2026 mais pas sans conditions<\/h2>\n

Globalement, l\u2019industrie australienne accueille la r\u00e9forme avec prudence<\/strong>, mais reste optimisme. Beaucoup saluent enfin un cadre clair<\/strong> apr\u00e8s des ann\u00e9es de flou juridique. Les entreprises savent enfin o\u00f9 elles mettent les pieds. Et \u00e7a, pour attirer des investisseurs s\u00e9rieux, c\u2019est une excellente nouvelle.<\/p>\n

Cependant, plusieurs acteurs demandent plus de pr\u00e9cisions<\/strong>. Que signifie exactement \u00ab plateforme d\u2019actifs num\u00e9riques \u00bb ? Quelles activit\u00e9s exigent une licence ? Beaucoup craignent que le flou autour des d\u00e9finitions freine l\u2019innovation<\/strong>.<\/p>\n

\"asic<\/p>\n

Certains estiment m\u00eame que trop de bureaucratie pourrait pousser des startups \u00e0 migrer vers des march\u00e9s plus souples. Mais en m\u00eame temps, cette nouvelle r\u00e9gulation<\/strong> ouvre carr\u00e9ment une belle porte. Les entreprises crypto<\/strong> vont enfin pouvoir travailler plus facilement avec les banques et les investisseurs.<\/p>\n

En parall\u00e8le, certaines soci\u00e9t\u00e9s cryptos comme Gemini<\/strong><\/a> ont r\u00e9cemment \u00e9tendu leurs activit\u00e9s locales. C’est une preuve que le march\u00e9 australien<\/strong> est dynamique, d’o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 du durcissement des r\u00e8gles.<\/p>\n

Une transition progressive, mais un cap ferme<\/h2>\n

L\u2019ASIC ne cr\u00e9e pas de nouvelles lois, elle clarifie celles d\u00e9j\u00e0 en place<\/strong>. Mais attention, les cons\u00e9quences sont bien r\u00e9elles.<\/p>\n

D\u00e9sormais, beaucoup de plateformes devront d\u00e9crocher une licence<\/strong> de services financiers (AFSL<\/a>). C\u2019est un tournant majeur : seules les structures solides et bien g\u00e9r\u00e9es pourront continuer \u00e0 op\u00e9rer l\u00e9galement.<\/p>\n

Pour \u00e9viter un choc brutal, le r\u00e9gulateur pr\u00e9voit une p\u00e9riode de transition<\/strong> jusqu\u2019au 30 juin 2026<\/strong>. Pendant ce temps, un \u00ab no-action relief \u00bb permettra aux entreprises de s\u2019adapter sans sanction imm\u00e9diate.<\/p>\n

En parall\u00e8le, le Tr\u00e9sor travaille d\u00e9j\u00e0 sur une loi<\/a> plus compl\u00e8te<\/strong> pour encadrer les plateformes d\u2019actifs num\u00e9riques. L\u2019id\u00e9e, c\u2019est de rendre le march\u00e9 crypto carr\u00e9ment plus clair, plus s\u00fbr et plus responsable.<\/p>\n

Et justement, cette qu\u00eate de transparence fait \u00e9cho \u00e0 l\u2019audit choc de Binance<\/a> Australie, un vrai signal fort envoy\u00e9 \u00e0 tout le secteur.<\/p>\n


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