{"id":18942,"date":"2025-12-03T14:00:58","date_gmt":"2025-12-03T14:00:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/?p=18942"},"modified":"2025-12-04T10:53:25","modified_gmt":"2025-12-04T10:53:25","slug":"gensler-crypto-avertissement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.coinspeaker.com\/fr\/gensler-crypto-avertissement\/","title":{"rendered":"Gensler alerte : les cryptos sont risqu\u00e9es et volatiles, sauf le Bitcoin"},"content":{"rendered":"

Un march\u00e9 qui fascine, mais qui reste fragile<\/h2>\n

Dans un interview avec Bloomberg<\/a>, Gary Gensler<\/strong> rappelle que les cryptomonnaies attirent toujours un large public. Selon lui, des millions d\u2019investisseurs continuent de parier sur ces actifs<\/strong> avec l\u2019espoir d\u2019un gain rapide.<\/p>\n

Pourtant, explique-t-il, la majorit\u00e9 des tokens<\/strong> ne reposent sur aucun indicateur fiable. Ils n\u2019offrent ni dividendes, ni cash-flow, ni rendement classique.<\/p>\n

De plus, il insiste sur un point pr\u00e9cis : le march\u00e9 compte aujourd\u2019hui pr\u00e8s de 10 000 cryptos<\/strong> diff\u00e9rentes. Et, d\u2019apr\u00e8s lui, presque toutes r\u00e9pondent au \u00ab test de Howey \u00bb<\/strong><\/a>, le vieux crit\u00e8re juridique am\u00e9ricain. Si un jeton promet des profits gr\u00e2ce aux efforts d\u2019une \u00e9quipe, alors la SEC doit intervenir<\/strong>.<\/p>\n

\"Gary<\/p>\n

Les altcoins n\u2019ont pas de base \u00e9conomique claire, selon l\u2019ancien patron de la SEC<\/strong>. Leur valeur suit surtout l\u2019humeur des investisseurs. Du coup, un simple mouvement de foule peut faire changer les prix tr\u00e8s vite.<\/strong><\/p>\n

Enfin, Gensler \u00e9voque les cycles r\u00e9p\u00e9t\u00e9s de \u201chype<\/strong>\u201d qui nourrissent la croissance artificielle de nombreux projets. Pour lui, beaucoup de jetons grimpent gr\u00e2ce \u00e0 la tendance du moment,<\/strong> puis, ils chutent, car ils n\u2019ont pas d\u2019utilit\u00e9 durable<\/strong>. Ce manque de structure menace la confiance globale dans l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me.<\/p>\n

Bitcoin, la seule exception pour Gensler<\/h2>\n

M\u00eame apr\u00e8s son d\u00e9part de la SEC en janvier 2025, Gensler maintient un discours constant : Bitcoin<\/a> reste un cas \u00e0 part.<\/strong> Il le pr\u00e9sente comme un actif mieux compris par les r\u00e9gulateurs. Dans plusieurs interventions, il explique que Bitcoin se rapproche d\u2019une mati\u00e8re premi\u00e8re<\/strong>. Son fonctionnement est transparent et son offre limit\u00e9e.<\/p>\n

Il ajoute que les investisseurs voient Bitcoin comme un refuge relatif<\/strong>. Il ne pr\u00e9tend pas qu\u2019il soit sans risque, mais il souligne que son statut est plus clair. Contrairement \u00e0 de nombreux altcoins, il n\u2019est pas contr\u00f4l\u00e9 par une \u00e9quipe<\/strong> ou une soci\u00e9t\u00e9 qui pourrait manipuler son \u00e9volution. Ce point lui donne, selon lui, un niveau de confiance sup\u00e9rieur.<\/p>\n

\"Bitcoin\"<\/p>\n

Le secteur des stablecoins, qui p\u00e8se environ 183 milliards de dollars, reste \u00e9galement surveill\u00e9 de pr\u00e8s. Cela notamment \u00e0 cause des risques de collusion ou de mauvaise gestion des r\u00e9serves. L’alerte de Gensler survient alors que le march\u00e9 des<\/strong> stablecoins est en feu<\/a><\/strong> avec des volumes qui explosent depuis plusieurs mois.<\/p>\n

Une r\u00e9gulation ferme et ses cons\u00e9quences<\/h2>\n

Sous Gensler, la SEC n\u2019a pas m\u00e9nag\u00e9 ses efforts. L\u2019agence a multipli\u00e9 les actions contre les plateformes<\/strong> qui n\u2019\u00e9taient pas enregistr\u00e9es comme Kraken<\/strong> qui a \u00e9t\u00e9 omis \u00e0 une amende de 30 millions de dollars.<\/p>\n

L\u2019id\u00e9e \u00e9tait claire : imposer un minimum de transparence<\/strong> et prot\u00e9ger les investisseurs. Les interm\u00e9diaires doivent suivre les r\u00e8gles du march\u00e9 financier<\/strong> traditionnel. Sinon, explique-t-il, la SEC n\u2019a d\u2019autre choix que d\u2019ouvrir des enqu\u00eates.<\/p>\n

Un tournant important a eu lieu en janvier 2024 avec l\u2019approbation des ETF Bitcoin<\/a><\/strong> au comptant. 11 demandes ont \u00e9t\u00e9 valid\u00e9es d\u2019un coup. Ce fut un moment historique, tr\u00e8s attendu par Wall Street.<\/p>\n

Pourtant, Gensler a tout de suite clarifi\u00e9 les choses. Cette d\u00e9cision n\u2019\u00e9tait pas un feu vert g\u00e9n\u00e9ral<\/strong>. Elle ne concernait que le Bitcoin, et seulement dans un cadre bien pr\u00e9cis. Rien de plus.<\/p>\n

Ce contraste cr\u00e9e un message ambivalent. Oui, le Bitcoin entre officiellement dans les produits financiers traditionnels. Mais non, la SEC ne rel\u00e2che pas sa vigilance. Gensler rappelle que le march\u00e9 reste fragile et qu\u2019un manque de r\u00e8gles peut provoquer des d\u00e9g\u00e2ts importants.<\/p>\n

Apr\u00e8s le d\u00e9part de Gensler, une prise de distance se voit d\u00e9j\u00e0 dans les nouvelles priorit\u00e9s 2026<\/a><\/strong> de la SEC, excluant le secteur des cryptomonnaies.<\/p>\n


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