David Solomon (Goldman Sachs) soutient la loi CLARITY sur la crypto, marquant une rupture avec Jamie Dimon et les banques traditionnelles de Wall Street.
Le PDG de Goldman Sachs, David Solomon, a publiquement apporté son soutien à la version révisée du Digital Asset Market Clarity Act, plus connu sous le nom de CLARITY Act. Dans une interview accordée à Politico
Goldman Sachs CEO David Solomon tells @samjsutton he’s “very supportive of moving the Clarity Act forward” — a major split from other Wall Street executives and banking trade groups in D.C.https://t.co/SaJptCT3j9
— Jasper Goodman (@Jasper_Goodman) July 23, 2026
le 26 juillet, il s’est désolidarisé du lobby bancaire traditionnel, provoquant une réaction immédiate de sept sénateurs démocrates qui jugent ce texte trop partisan et insuffisant en matière d’éthique.
Cette prise de position dépasse le simple avis personnel d’un dirigeant sur une législation en cours. Elle représente la première fissure dans l’opposition, jusqu’ici unie, des dirigeants des banques systémiques mondiales contre un cadre réglementaire statutaire pour le marché crypto. Cette division pourrait avoir des conséquences directes sur la trajectoire législative du projet de loi avant la suspension des travaux parlementaires en août.
Actualités du CLARITY Act : Le duel Solomon contre Dimon divise Wall Street
David Solomon a confié à Politico qu’il soutenait l’avancement du CLARITY Act, tout en reconnaissant que la législation n’est pas parfaite. Selon lui, l’apport essentiel du projet est d’établir des règles du jeu équitables pour renforcer la stabilité du marché et permettre aux actifs numériques de se développer sainement. Il s’est dit favorable à sa progression afin de structurer le marché et favoriser l’innovation.
Le contraste avec Jamie Dimon, PDG de JPMorgan, est flagrant. En mai dernier, ce dernier déclarait sur Fox Business que ce projet de loi permettrait aux entreprises crypto de rémunérer les dépôts sans les protections réglementaires imposées aux banques. Dimon avait affirmé qu’il ne voulait rien avoir à faire avec ce texte, prédisant une issue désastreuse.
Mercredi, une coalition de groupes professionnels bancaires a conforté cette position, avertissant que la dernière version du texte menace encore le prêt local en raison du traitement réservé aux programmes de récompenses crypto. La stratégie de Solomon semble refléter le positionnement de Goldman Sachs en tant qu’acteur institutionnel des actifs numériques, contrairement aux banques de détail dont les modèles de dépôts sont plus exposés à une régulation sous l’égide de la CFTC.
Les démocrates du Sénat fixent leurs conditions : éthique et protection
Sept sénateurs démocrates, dont Cory Booker, Mark Warner et Raphael Warnock, ont publié une déclaration commune mercredi. Selon Politico, ils estiment que le texte actuel échoue sur les questions d’éthique, de protection des consommateurs, de finance illicite et de conflits d’intérêts. Booker a qualifié le projet de « texte républicain », affirmant que la seule voie viable doit être bipartite.
La sénatrice Elizabeth Warren s’est montrée encore plus virulente sur X, déclarant que le projet de loi était « mort à l’arrivée ». Elle soutient que le texte n’empêche en rien Donald Trump de tirer profit du secteur crypto. Les démocrates exigent également que les procureurs généraux des États, et non seulement le ministère de la Justice, disposent d’un pouvoir d’application sur les dispositions éthiques, une demande ignorée par la version actuelle.
L’élément clé reste la sénatrice Kirsten Gillibrand. Négociatrice centrale, elle n’a pas signé la déclaration commune, laissant ainsi entrevoir une possible voie vers le soutien bipartite réclamé par Booker. De son côté, la sénatrice Cynthia Lummis a rejeté les critiques, assurant que le projet est légitime et que Trump a accepté des normes éthiques interdisant à tout responsable fédéral, lui-même inclus, certaines activités liées aux cryptomonnaies.
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